Nos paysages ont une histoire

Située au centre de l’arc atlantique européen, la côte atlantique du centre-ouest de la France, de la pointe du Grouin du Cou à la pointe de la Négade,
bénéficie d’un microclimat océanique tempéré de type aquitain.

C’est la 2ème région de France pour son ensoleillement avec environ 2200 h/an.

C’est aussi une région dont la pluviométrie en fait une des régions les plus sèches de l’arc atlantique avec environ 800 mm/an sur 112 jours.

La température moyenne est en hiver de +5°c et en été de +20°c.

Évolution du littoral depuis la dernière glaciation

Région à la morphologie mouvante où terres, sables, eaux salées et eaux douces se pénètrent et se disputent l’espace.

Il y a environ 18 000 ans, à l’époque de la dernière glaciation, le rivage était 100 km plus au large qu’aujourd’hui et le niveau des océans 120 m plus bas.

La calotte glacière s’est mise lentement à fondre au cours des millénaires suivant et l’océan a envahi les vallées formant ainsi de grands golfes, celui des Pictons au nord et celui des Santons au sud.

Il y a 5000 ans les îles de Ré et d’Oléron étaient encore reliées au continent.

Au néolithique (6 000 à 500 ans av JC)

La Seudre était un bras de mer parsemé d’îlots déserts qui seront plus tard occupés par des villages (L’Éguille, Souhe, Nieulle sur mer, Marennes, Saint Just Luzac).

Des vases molles viennent par-dessus les dépôts marins et comblent lentement les baies et les estuaires.
Ce phénomène d’envasement est toujours en cours aujourd’hui.

Au moyen-âge

Le paysage commence à prendre la forme qu’il a aujourd’hui.

La Seudre est encore un large bras de mer ouvert vers l’océan par le pertuis de Maumusson. Le marais de Brouage est largement ouvert par le pertuis d’Antioche.

Ces havres offrent des refuges aux navigateurs et des accès vers les terres d’où l’existence de places fortes telles que Fouras, la tour de Broue et Mornac, puis Brouage au XVI°s qui sera abandonné pour cause d’envasement.

Aujourd’hui

Sur les quelques 200 000 ha de marais répartis sur la façade atlantique française, la Charente maritime en contient environ 110 000 divisés en 95 000 ha de marais doux et 15 000 ha de marais salés.

Le marais de Seudre de 9 000 ha constitue le plus grand marais salé de l’arc atlantique européen encore ouvert aux influences maritimes.
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Paysages variés, côté mer


Des sédiments ont lentement comblé ces golfes et ont donné naissance aux marais.

Le golfe des Pictons est devenu le marais poitevin. Le golfe des santons est devenu aujourd’hui les marais de Rochefort, de Brouage et de la Seudre.

Les sédiments marins déposés au fond des golfes ont formé ainsi une épaisse couche pouvant atteindre 0,50 m au bord des coteaux et environ 30 m au centre des vallées : c’est ce qu’on appelle le bri ancien fait d’une argile bleue. Il constitue le substrat de nos actuels marais littoraux.

Falaise crétacé
Cordon dunaire
Dune de galets
Platier
Paysages variés, côté terre

La mer et la terre se confondent dans les zones humides littorales, lieux d’une très grande richesse biologique.

Les marais maritimes submersibles et les estrans renferment 90% des ressources biologiques marines.

Constitué de larges estrans, le littoral charentais présente en continuité de larges et profondes zones humides en lien avec la mer.

Cependant des endiguements et des écluses tendent à couper ces continuités écologiques.

Estran sablo-vaseux
Sartières en bord de Seudre
Zone ostréicole vers Mornac